Valéry Giscard d’Estaing, ancien président français âgé de 94 ans, est décédé le mercredi 2 décembre dans la soirée, des suites d’une infection à la covid-19. Il était hospitalisé au service de cardiologie du Centre Hospitalier Universitaire Trousseau de Tours (en France), depuis la moitié de novembre. Il avait précédemment été hospitalisé à l'hôpital Georges-Pompidou, à Paris, pour "une légère infection aux poumons", d’après Europe 1 qui relaie cette information.
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Valéry
Giscard d’Estaing ‘’VGE'' est né le 2 février 1926. Il a été le 20e président de la république de France, de 1974
à 1981. A son élection en 1974, à 48 ans, il était le plus jeune président de
la Ve République. Il est le premier président « non-gaulliste »
à s’installer à l’Elysée, en battant au premier tour de l’élection de 1974,
Jacques Chaban-Delmas et au second tour, François Mitterrand.
Inspecteur
des finances, il est élu député du Puy-de-Dôme à partir de 1956. Sous la
présidence du général de Gaulle, il est secrétaire d'État aux Finances
(1959-1962) puis ministre des Finances et des Affaires économiques (1962-1966).
Après son éviction du gouvernement, il exprime ses réserves envers le pouvoir
gaulliste, en particulier lors du référendum de 1969, pour lequel il appelle à
voter « non », contribuant ainsi au départ du pouvoir du général de Gaulle.
Durant la présidence de Georges Pompidou, de 1969 à 1974, il occupe à nouveau
la fonction de ministre de l'Économie et des Finances. Il préside en parallèle
les Républicains indépendants, qui constituent la deuxième composante de la
majorité de droite.
Son élection
fait souffler un vent de liberté sur la France, après les années De Gaulle et
Pompidou. Aux réformes progressistes - abaissement de la majorité à 18 ans,
dépénalisation de l'avortement -, le nouveau président ajoute un style inédit,
s'affichant au ski ou sur un terrain de football.
Après des
débuts prometteurs, ‘’VGE’’ connaît une première crise avec la démission de son
Premier ministre, Jacques Chirac, en 1976. Initiateur du "G7", le
club des dirigeants des pays les plus riches, il donne une impulsion décisive à
l'axe franco-allemand aux côtés du chancelier Helmut Schmidt.
Le
ralentissement économique consécutif au choc pétrolier, les affaires - suicide
suspect de son ministre Robert Boulin, diamants offerts par le président
centrafricain Bokassa - ainsi qu'une inflexion de sa politique, plus
conservatrice et économiquement austère, pèsent sur sa popularité. Le 10 mai
1981, il échoue à se faire réélire face à François Mitterrand, qui recueille
plus d'un million de voix de plus que lui.
A. Rachad MOUSSA

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