Conférence des forces vives de la Nation de Février 1990 au Bénin
LES MÉMOIRES INCONNUES DU JEUNE PUBLIC
19 février 1990,19 février 2020 ; Il y a de cela 30 ans
exactement que s'ouvrait à Cotonou plus précisément à l'hôtel PLM ALEDJO, l'historique conférence des forces vives de la
Nation. Date historique pour la démocratisation de l’Etat béninois. Malheureusement inconnue et oubliée de nos jours
![]() |
| Mathieu KEREKOU (gauche) et Mgr Isidore de SOUZA (droite) |
Plusieurs raisons ont motivées la tenue de cette conférence. En 1989, vingt-neuf ans après l’indépendance du Bénin, le
pays avait beaucoup de problèmes qui se sont accumulés pour créer la crise
béninoise. L’agitation grandissait à cause des retards de paiement des
salaires. La répression gouvernementale par le régime du feu président Mathieu KEREKOU a atteint son paroxysme. La
population luttait contre la violence et l’intimidation continuelle, et KEREKOU,
S'étant retrouvé dos au mur, s’est rendu
compte qu’il devait y avoir une « ouverture » pour réformer son
gouvernement. Le , les discussions ont commencé entre KEREKOU, les syndicats, et
les anciens exilés, mais le président ne permettait pas l’idée de multipartisme
et donc de vrais changements. Il était clair que l’État était en faillite. Le une session conjointe du gouvernement a décidé d’avoir une
conférence nationale pendant le premier semestre de l’année suivante. Le feu
GÉNÉRAL Mathieu KEREKOU alors président de la République met en place un comité
préparation de la conférence président par Maître Robert DOSSOU.
Cette conférence des forces vives de la nation est venue
mettre fin au régime militaro-marxiste de KEREKOU. Elle ouvrit ainsi une
nouvelle ère dans notre pays le Bénin il s'agit du renouveau démocratique.
![]() |
| les membres du Haut conseil de la République |
Désormais, le
multipartisme sera autorisé. Un poste de premier ministre sera instauré. Le pouvoir
étatique sera décentralisé et Nicéphore SOGLO, alors haut cadre international
de la banque mondiale fut désigné Premier ministre par les 520 délégués venus
de tous les coins du pays pour prendre part aux travaux de cette conférence. En
1991, il sera élu premier président du Renouveau Démocratique. Tout ira bien
jusqu'en 1994 où son régime connaîtra d'énormes difficultés dues en majeur
partie à la dévaluation du Franc de Des Colonies Française d'Afrique (FCFA). En 1996 le peuple fait à nouveau appel au Général Mathieu
KEREKOU .Au soir des élections, il fut élu président de la République. En 2001
il sera à nouveau élu avec une majorité absolue. Il dirigea le Bénin
démocratique jusqu'au 6 avril 2006, date à laquelle Thomas BONI YAYI fût
investi Président de la république du Bénin, qu’il dirigera à son tour pendants
deux mandats consécutifs de 5 années.
Cet épisode de la vie politique du Bénin est l’une des
parties les plus marquantes de l’histoire du pays. Mais force est de constater
qu’il n’est pas connu de nos jours du jeune public, le témoigne ce reportage réalisé pour la
chaîne de télévision Nationale.
Citons pour conclure, Nietzsche (1844-1900) qui affirme que: "L'homme de l'avenir est celui qui aura la mémoire la plus longue".
Article co-produit par Kadiri OGBON SANNI (UP FM Parakou) et Abdou Rachad MOUSSA


J'ai vécu tout ce qui est raconté. La vie était très dure avant la conférence nationale. L'argent était devenu rare comme l'or. A la fin de la conférence, nomination d'un premier ministre, puis quelques mois, apparition de nouveau billet de 500f. C'était la joie de l'avoir avec soi. Je l'ai eu de retour de la mission de Dakar.
ReplyDeleteGrâce a ce je découvre cas même le benin
ReplyDelete